Corner les pages ne servira jamais à rien. C'est cela qu'il se dit, et pourtant l'abasourdissante nouvelle ne lui fait pas de mal, juste un choc qui s'épaissit et trace son empreinte dans l'épaisseur de son moi. Cornélius engage la voie, il sait que la conversation déviera sur les trames qu'il a amorcées, or les pages sont loin d'être terminées. Le roman à l'issue de ces tournoiements incessants devra être publié, sous peine de quoi toute son armée d'ambitieuses illusions seraient anéanties. Et l'illustre Dévorat pourra ainsi être puni de la loi la plus juste, et la vérité sera rétablie. C'est ainsi qu'il aime à penser, Cornélius le vivant. Fiable comme un cheval de trait, et passablement allègre comme un passereau. Il n'a pas pour habitude de louvoyer parmi les traîtres, il lui faut de l'honnêteté dure et concrète, il signera demain. Dévorat peut pourrir, l'auteur détient la fiole contenant le poison de ses immondices. L...
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J'ai voulu choir Dans l'eau éteinte Un tissu blanc Qui m'aurait ceinte Vaguement bleutée Une vague en somme Je suis l'illustre sirène-ange En tournoiements Deux-trois mouvements L'onde me porte Et dans l'étrange Je vogue allègre Je vois les blanches Lueurs habiles Qui miroitent mon reflet Pâle opale palpant cérébral Qui défait le sort tricoté Par les fées.
Indeed??
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"I don't believe in frettin' and grievin' Why mess around with strife' I never was cut out to step and strut out Give me the simple life Some find it pleasant dining on pheasant Those things roll off my knife Just serve me tomatoes and mashed potatoes Give me the simple life A cottage small if all I'm after Not one that's spacious and wide A house that rings with joy and laughter And the ones you love inside Some like the high road, I like the low road Free from the care and strife Sounds corny and seedy, but yes, indeed Give me the simple life"
Aujourd'hui même
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Toujours dans le jour j’essaie j’écume Après dans l’élan j’allume une île Un point, une flamme Sans écran pour me mouvoir En silence Craquement d’allumette Et fumée bleue qui me guide Sous la terre ou au ciel Un éternuement éteint le virtuel C’est l’instant où je guette Une ombre, une silhouette Qui épouserait les contours Qui sont les siens, que je veux miens
Confirmation
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Qu'est-ce qui fait que mon attention tout entière est retenue par un espace-temps dans lequel je suis immergée sans effort? C'est mon troisième concert de Catherine Major. Après les mots échangés il y a un an à l'issue de sa prestation, sourires et rires, j'attendais fébrilement son entrée sur scène. Je sais ce que je viens trouver ici : l'adrénaline et l'envolée qu'elle est capable de dispenser depuis sa place. Je sais que je serai plus vivante et plus vibrante d'ici deux heures, je trépigne d'avance sur mon siège de ce petit théâtre de ville où encore une fois les spectateurs n'oseront l'accompagner. Ici on mentalise: "il faudrait relire les paroles", "j'aimerais savoir jouer du piano comme ça"... Je sais son talent, sa grâce, son énergie folle, sa retenue. De lassitude, aucune: les réarrangements sont là, surprenants et justes. Catherine sait s'entourer du mieux, preuve en est les trois gentilhommes qui l...