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Refreshment Kiosk, Battersea Park, Summer, 1895 A girl can dream. She can dream all day while serving teas and clearing tables and taking orders from ladies wilting pleasantly under shady trees, their covetable bicycles propped and resting after so many circuits round the park. A girl can dream of how many miles she’d ride, out to Richmond and beyond into countryside and sootless air. How boundless then her horizons. So, off you go, ladies, refreshed, aglow, tootling blithely to your Mayfair homes. This girl has to hoof it up the Junction, weary of limb, and longing for her very own freedom machine. Sandwiched between little sis and big ’un, a girl can dream of spokes and pedals, two flashing wheels, the unstoppable momentum of her journey out into the world. by Hilaire south of the river
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Non il n’est pas interdit d’y aller dans l’impasse des pensées lampe frontale en direction du chantier des fouilles Oh celle-là, je ne veux plus l’avoir! Celle-ci m’appartient pour toujours! Pensées singulières dans un espace clos, reprenez la direction de la sortie. D’autres vous remplaceront, le temps d’aérer le temps d’incarner les idées refoulées. Chasser les pensées en boucle qui ne mènent nulle part. J’y suis venu, j’en repars. Je retourne au carrefour de mes inspirations. #poemedechezsoi
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"(...) la mort, prochaine ou vague selon son désir, soit l'aliment de la lumière inépuisable." Philippe Jacottet, Que la fin nous illumine
It’s about dreams and poetry. Thinking that dreams should only embody in poetry. Thinking too much and forgetting how much poetry is life, life is poetry. No cheesy reverie, no tedious minds. But be.
Soeurs d'âme, soeurs amantes, Que j'aime des mots ou du ventre Dites enfin ce qui enfante La honte tatouée jusqu'au sang L'éternel silence qui étouffe les vivants; Soeurs d'armes, l'amour aux dents Un langage pur révèle l'essence D'un monde ancien dont le sens Pivote enfin vers la clarté juste Celle qui libère, va droit au but. Fils invisibles qui entremêlent Des histoires, toujours les mêmes Fils solidaires et qui détachent De la peur de passer pour lâche. Il y a bien d'autres voiles à soulever Il y a bien des montagnes à gravir. Bouche entrouverte et regard fier Posant les mots d'une nouvelle ère, Embrassant des territoires nouveaux. Soeurs-prières, seule la parole Génère la renaissance. A l'aube d'un temps nouveau, Déposez ensemble le fardeau. Au commencement était le Verbe, la première lettre ouvre la voie.x Marion Dorval juillet 2019 - 4 nov. 2019
nos bordures sont-elles étanches? je me tiens en lisière du monde à l’orée des bruits     
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Les vivants et les morts Côte à côte Les vivants au-dessus des morts Leur ciel zingué Pertes et profits D'une destinée ironique Habiter sa mort Juste à côté de sa rue Sur la colline Un monticule de plus Les restes dorés au soleil Sous le pont la fraîcheur Des allées vertes Les parois irisées Laissent passer les âmes En vadrouille à Pigalle. Rue Caulaincourt