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It’s about dreams and poetry.
Thinking that dreams should only embody in poetry. Thinking too much and forgetting how much poetry is life, life is poetry. No cheesy reverie, no tedious minds.
But be.


Soeurs d'âme, soeurs amantes, Que j'aime des mots ou du ventre Dites enfin ce qui enfante La honte tatouée jusqu'au sang L'éternel silence qui étouffe les vivants; Soeurs d'armes, l'amour aux dents Un langage pur révèle l'essence D'un monde ancien dont le sens Pivote enfin vers la clarté juste Celle qui libère, va droit au but. Fils invisibles qui entremêlent Des histoires, toujours les mêmes Fils solidaires et qui détachent De la peur de passer pour lâche. Il y a bien d'autres voiles à soulever Il y a bien des montagnes à gravir. Bouche entrouverte et regard fier Posant les mots d'une nouvelle ère, Embrassant des territoires nouveaux. Soeurs-prières, seule la parole Génère la renaissance. A l'aube d'un temps nouveau, Déposez ensemble le fardeau. Au commencement était le Verbe, la première lettre ouvre la voie.x
Marion Dorval juillet 2019 - 4 nov. 2019
nos bordures sont-elles étanches?
je me tiens en lisière du monde
à l’orée des bruits
Image
Les vivants et les morts
Côte à côte Les vivants au-dessus des morts Leur ciel zingué
Pertes et profits
D'une destinée ironique
Habiter sa mort
Juste à côté de sa rue
Sur la colline
Un monticule de plus
Les restes dorés au soleil
Sous le pont la fraîcheur
Des allées vertes
Les parois irisées
Laissent passer les âmes
En vadrouille à Pigalle.

Rue Caulaincourt
Image
Contaminé par l'étincelle
Scories en pagaille
Qui dévalent tête pieds
Lave lave encore

Des couches basaltes
Des rives désertes
Un creux pour l'âtre
Encore subsiste

Rien est suffisant
Pour ranimer le feu
Ton oeil dansant
Un accent bleu

L'air consume
Tout ton souffle
Comme la promesse
D'une ardeur inextinguible

Tu nourris l'âtre
Refais les feux 
D'hier, quand l'autre
Amenait l'art

Quand deux -
silex contre silex -
donnait à voir
l'arrêt sur image

L'incannaissance d'un savoir amoureux


pour ADL
Soyons silencieux Soyons silencieux Car là tonnent trop D’étourdissements Insensés, dérivés
Gardons à part La flamme vive Pour qu’elle s’élève Au-delà de la rive
Sans retomber Dans l’eau saumâtre Des platitudes Gardons l’audace De l’altitude
Les mots transis Des autres, que tu dis, Que tu vénères Quand tu t’énerves
J’assiste muette A l’incendie Tu ne me dis rien A moi
Tu crains Ce qui est vain Tu feins De connaître la fin
Soyons silencieux Pour que ton âme gronde Soyons silencieux Dans le brasier qu’inonde
Ton regard persistant Inéluctable présent Porteur des mots Reçus par mon cœur
Crépitent mots Que j’aime voir Sur les détours De ton regard Flambent aveux Inouïs Déraisonnables
Pointe des pieds Pointe lacérant Pointe des pieds
Tant et tant et tant De pas traînés ici et là Pieds usés bosselés las
Porter le ciel Sur mes frêles Epaules vieilles D’illusions perdues
Tu arrives, tu t’arrimes Pourquoi mon port ? Chavire, noyé mon sort
De condamnée Défaillante à vivre Tu me contamines D’une fièvre ardente
Mes yeux jaunes Soudain clairs Comme les tiens Cherchent à percer
Tous les mystères Essaimer le feu Disperser l’eau
Ah je ris Il restait Un brasier