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Affichage des articles du octobre, 2018
My horse is like a hollow
Digging the ground
With heavy sounds
My horse is like a spoon
Carving the air
While breathing out
My horse is weeping
When it can't prance
It would like to embrace
Clouds in a final dance

I hear its steps
My wait is not vain
It will bounce
Out of my heart
Hence I quit the desert
Black pride and fierce look
It knows perfectly how you took
Advantage of me - one step, one step.
Then a gallop.

Close your eyes my black proud horse
Hold tight the smell of burning grounds
Run fast to keep the firelight going strong
Make your steps take the words further
To hearts whose silence needs no longer
To be.


J'ai recommencé mille fois.
Rien ne reflètera la pureté perçue.
Essayer, viser, rater, se relever.

C'est bien cet écart entre la pensée et l'acte qui nous garde en vie. Yeux écarquillés et doigts tendus vers l'absolu rêvé. Vain le mensonge d'une quête effrénée pour prétendre être plus qu'un homme. Tendre le regard sur cette obstination valeureuse et orgueilleuse. Tomber c'est embrasser chaque fois un peu plus d'humilité, se relever plus haut pour peut-être choir plus bas. Reposer les pieds à plat, tenter le pas et revenir à la terre pour un instant ou pour une éternité relative.
Le vide rassure aussi par les promesses qu'il contient et par le contentement qu'il procure quand nous nous sommes mutuellement apprivoisés.

Mille et une fois. Sans penser à la dernière, l'ultime. Je creuse la terre chaque jour, je prépare ma fin en couvrant mon ciel de joies petites et simples.



Source: https://i.pinimg.com/originals/29/25/80/2925805c1317f7556d5cc2f…
"I remember that time you told me you said
'Love is touching souls'
Surely you touched mine
'Cause part of you pours out of me
In these lines from time to time
Oh, you're in my blood like holy wine
You taste so bitter and so sweet"


Joni Mitchell A case of you
Ce n'est pas parce que les cerisiers n'ont plus de fleurs
Que tout doit s'arrêter.
Il y a déjà une autre chaleur qui s'en vient,
La vois-tu, douceur ambrée dans l'âtre et les feuilles?
Ce n'est plus le temps des décisions légères
Ni des soubresauts primesautiers
La froideur attise le feu comme protégé durant l'été
Un triomphe hivernal t'attend
Chaque souffle plus puissant
Et des ciels plus purs, tranchants de vérité.
Le silence est un aveu.



Cy Twombly, Quattro stagioni : Inverno 1993-5.
Une goutte, c'est tout ce que je cherche
Pour faire déborder le vase
Et que la rivière rejoigne la mer

Une goutte pour retrouver la source
Faire coïncider demain et hier
Mort le morandi tempus

Des dérives innombrables
Pour un seul canal qui vaille
La peine d'être capable

De me jeter à l'eau
Même à contre-courant
Eprouver la force des en-dedans

Des entre-deux qui veulent choisir
De laisser l'eau jaillir
D'une seule goutte

Et d'embrasser enfin le sel de la vie.

crédit : S. Dromzée / Agence des aires marines protégées

From the trouble, fallen
From the past, never forgotten
Few days or one year, just one shade
February, winter, inner smile.

In a blowing thought, all so clear.