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Affichage des articles du juin, 2019
L'aurore n'est pas si loin Et le vide que tu crains N'est que l'espace créé en toi Pour faire grandir ce en quoi tu crois
Ta noirceur est aussi profonde Que la lumière qu'elle révèle Les larmes qui t'inondent Ne seront jamais de celles
Qui t'empêcheront de refaire Jour après jour, un peu plus fort Les forces menant vers le clair Matin, jour neuf porteur d'encores
Les pas et les heures entre eux et toi Ne peuvent rien faire contre tout Ce qui se tisse depuis longtemps Et réunit au fil des jours l'essentiel
Celui que tu portes sans le savoir Celui qui te fait reconnaître Par des âmes pareilles à la tienne À demi-mots elles te comprennent
L'ombre que tu noies est l'envers De la lueur qui les attire Vois-les comme ils te voient Reflet de leurs âmes que tu sais lire
Etre seul c'est ne rien sentir Regarde comme tu sais appartenir Aux pensées de quelqu'un, même loin
Gris tu m’enrobes Je malaxe quelques grains Il ne va rien arriver Si je continue il ne va rien arriver Belle angoisse qui m’étreint Bleu chagrin coutumier Je compte un à un Les pas qui me séparent Du saut ultime Qui a peur d’éclabousser En plongeant de dix mètres De haut Sous ces auspices Et même si tempête il y a Plonger est nécessaire Qui sait si l’écume rejetée Ne sera pas juste de la rosée Salvatrice de tous côtés Qui sait si moi-même Je n’ai pas attrapé le désir De sauter dans l’eau profonde Grâce à d’autres éclats jaillis D’ailleurs et qui m’ont inondée Désirs contagieux et rêves similaires Peurs qu’on croit solitaires
Il est une vague pour chacun Il est une vague que je parcours enfin Le doigt sur la trace laissée au fusain Souffle expirant sur le vélin Va le signe, va encore Placer tes courbes lucides Sur le papier couché pour toi Je m’y trempe, encre délavée Certaine de revenir des abysses