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Affichage des articles du février, 2018
Les petites morsures du manque Après la neige, après le vent Referont-elles la même place au reste?

Sakura
La dernière poupée russe
Tu es la dernière poupée russe Pas une goutte de sang de plus Ne coulera dans le prochain interstice Tu garderas pour toi Tes doutes, espoirs et vices.
Enchâssée dans les ombres des autres Sommée d'expier une à une leurs fautes Tu dresses le rempart contre un autre toi-même A présent dépossédée de l'envie instinctive D'un règne vain, imparfait, humain En somme.
C'est là qu'arrive un homme Il est le gardien du temple La force de trois pour vous deux C'est déjà plus qu'il n'en faut Pour combler tous les creux
Il sait la mesure du temps A fui le culte des survivants Dans l'ombre, il travaille à défaire Le poids, recrée le son légué des êtres chers Pas parjure, pas rempart Il te connaît sans savoir
Tu es la dernière poupée russe Il est le gardien qui contemple Ce que serait l'addition De vos deux existences.
Si la boîte cède sous ses pressions infimes, c'est que tu seras prête  pour la mise en abîme.




D'autres effrois viendront
je les attends
sur le pas de la porte

sur le pas de la porte
les tiens entre mille
reconnus, attendus
cent fois voulus

Et lenteurs grattées
ici ou là, entêtées
non pas celles espérées
je les jette

D'autres émois viendront
séance tenante
par myriades

sur le pas de la porte
échevelés, étripés
j'avais cru discerner
tout s'est emmêlé

Des traces au sol
A ne plus savoir qu'en faire
L'âme qui se désole
D'avoir avalé de travers

Refus, regret, déception amère
Je nettoie les pas
Gratte la moindre trace
Au couteau j'aurai leur chair

Arrimés et bien pesants
les envoyer paître vers le néant

Vain le voyage
Ils seront de retour
Toujours tes pas annonceront ce labour.

Jeanne Hébuterne devant une porte, Modigliani