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The red glove was appealing
Despite its unfitted size
My hand waited for storming
Each part of its sweet space

Gloves are needed
When time is cold
Hearts always bleed
When love is gone

Each one of my finger
Slightly rose to the tissue
Fears melted to snow
On a fainted posture

Drops of tea and hidden smile
Is all that remains
Hot liquid brightened the hour
Made a scar through the glove

I tilted and decided
That the flavour was bitter
Enough to show up my own skin
Between the grim lines

Oh familiar acquaintances
I leave you - no trace.
Unfairly the red glove
Put a spell into this cup of tea.

Red wine would have led my hands to darker places.
No pain no gain.


Marie Laurencin La songeuse



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Longtemps j'ai cru parvenir un jour à l'âge où j'enlèverai la dernière peau. Et chemin faisant, chaque fois que je défaisais un noeud de plus, le linge tombait à terre pour découvrir d'autres oripeaux. A la peur d'avoir sans cesse à lutter contre la honte de montrer ce bout de moi s'ajoutait ce sentiment implacable de n'être pas encore arrivée à l'essentiel, au coeur. Cependant l'âge assagit ma combativité en me faisant comprendre la joie d'avoir toujours et encore un espace à découvrir, à partager.
J'allais ainsi plus légère à chaque fois, plus dépouillée, plus heureuse. D'une quête effrénée vers l'absolu, le quotidien s'est mué en plaisir d'un chemin simple. Accepter simplement avec humilité l'infini voyage vers le rien et me trouver comblée du tout que j'y découvrais.
C'est avec rare occasion mais chaque fois pleine de certitude que j'observais le même phénomène chez des êtres chers, ou chez des âmes dont …
Aucune heure ne saura troubler l'instant choisi
Aucune éclipse n'évincera les mots transis
Par la clarté lunaire, j'ai vu l'abysse
Je m'y suis reflétée
Dans tes quartiers d'impasse
Un croissant m'appelle pour compléter la nuit

Le gardien à la clé rouillée
Dort sous le porche bleu
Sur mes joues mouillées
L'odeur d'un récent feu
Tout était correct, je suis entrée
J'avais les codes ad hoc

Trois miles sous la surface
J'ai plongé dans l'interstice
Pour me voiler la face
Ton arrivée subreptice

A fait fondre le plomb
Explosé la serrure
Je pensais tenir bon
J'ai lâché l'armure
Il y a du sel sur ta peau
L'âpre brûlure de l'étau

Des solutions entières
Ou avec des virgules
L'équation du vide amer
L'instant où tu recules
J'ai bu la potion perdu notion
Intervalles disjoints

Cy Twombly, Coronation of Sesostris (Part V)



L'indicible n'a pas d'image.       Avril 2018




C’était toi bien avant l’heure

Et je ne savais pas que mes erreurs

Seraient toujours effacées par

Le temps qui me paraissait si étendu

Que je t’avais cru infini

Le temps était révolu

Où je te pensais parti

J’allais loin, tu étais là

Et puis soudain...






Reviens.






Alors c’était ça

Que tu préparais en secret

Il aura fallu ce temps

Pour que j'avale toutes les fréquences

Pour calquer mes pas sur ta danse

Rêver comme avant


Surprise par une goutte

La brutale fraîcheur du départ

L’ignorance à laquelle je voulais croire

On peut renier, pas de doute




Avant, après, quelle importance

Restera ce qui est





J’avoue le manque

La douleur

Le trou béant

Les pourquoi