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Sans titre parce que j'en ai trop en tête
Sans titre parce que c'est pas trop la fête
Et pourtant se fait sentir la force
Laissée sur ton passage, sur le pas de la porte.

Sur la pointe des pieds, une dernière pirouette
Tu glisses sans rien dire, sans rien laisser paraître.
La grâce des êtres forts et frêles à la fois
Tu m'auras soulevée tant de fois.

Si ce moment n'est pas figé et qu'il existe ailleurs
Des notes partagées dans un monde meilleur
Si entre nous on peut se dire qu'on se fout des années
Qu'hier et aujourd'hui ne sont qu'illusions créées

Alors je garde espoir que par instants furtifs
Tu sois en lui, en nous, en moi, quelque part
Où résonnent les mots qu'on a fait nôtres
Les siens, puis les tiens, enfin cet autre

Cette conscience d'être un et tout à la fois
Tu dérives plus haut, un point de plus là-bas
Qui va et vient - gardien de l'essentiel
J'espère que tu as senti pousser tes ailes

Les mots sont vains, les notes consolent
Rester debout, trouver le sens
Une gageure - ton existence
Qui finalement s'en faisait voix
Un modèle, une partie de ma foi

Trop à dire et pas le goût
Enfin si, celui entre aigre et doux
Tu sais, le même qu'il t'est venu
Trop de fois pour te mettre à nu

Traverser, traverser, ce mot dans ta bouche
Je le garde comme une flamme qui me touche
Luciole dense et légère, je connais tes manières
J'appelle la vie, un splendide hasard qui sera juste logique

Donner, tout donner, le mot d'ordre de ta musique.



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IV                                  07.01.2018

Je te regarde je te décrypte je te dévore

On est quitte

Des essaims bourdonnants qui m’assaillent

Une seule parole qui vaille

La peine que je répète en boucle, à l’heure,

Sans me presser

Une seule note que j’aime

Que tu sais composer, souvent, à demi, en douce, endormie,

Vaillante et fière, j’espère souvent qu’elle va venir ranimer

L’envie d’allonger paroles et regards qui s’entortillent

Tu m’arrimes à la cheville de ta pensée

Tu es la seule qui parviennes à me faire aimer

L’orée des mots


La valse, Camille CLAUDEL


Longtemps j'ai cru parvenir un jour à l'âge où j'enlèverai la dernière peau. Et chemin faisant, chaque fois que je défaisais un noeud de plus, le linge tombait à terre pour découvrir d'autres oripeaux. A la peur d'avoir sans cesse à lutter contre la honte de montrer ce bout de moi s'ajoutait ce sentiment implacable de n'être pas encore arrivée à l'essentiel, au coeur. Cependant l'âge assagit ma combativité en me faisant comprendre la joie d'avoir toujours et encore un espace à découvrir, à partager.
J'allais ainsi plus légère à chaque fois, plus dépouillée, plus heureuse. D'une quête effrénée vers l'absolu, le quotidien s'est mué en plaisir d'un chemin simple. Accepter simplement avec humilité l'infini voyage vers le rien et me trouver comblée du tout que j'y découvrais.
C'est avec rare occasion mais chaque fois pleine de certitude que j'observais le même phénomène chez des êtres chers, ou chez des âmes dont …
La dernière poupée russe
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Tu es la dernière poupée russe Il est le gardien qui contemple Ce que serait l'addition De vos deux existences.
Si la boîte cède sous ses pressions infimes, c'est que tu seras prête  pour la mise en abîme.