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Il en est du vide comme des saisons: elles se succèdent l'une à l'autre si bien qu'on ne peut s'y attacher indéfiniment.
Se concentrer sur une seule pensée par peur du vide, serait-ce aussi la seule façon d'avancer vers un but inavoué? Chaque jour recommencer, araser la surface tumultueuse. Je déblaie les scories des anciens incendies, je n'enterre pas. Il est plus doux de les laisser s'envoler au vent qui passe et d'imaginer qu'elles planteront dans la terre une trace quelconque capable de renouveler l'inspiration et la croissance d'une plantule grêle et obstinée.

Il y a tout un monde encore, entre ma pensée et le monde autour.


19/01/2019



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Du feu plus que nécessaire,
des étincelles qui s'éparpillent
En longues traînées
J'ai touché l'une d'elles
Craquement coeur et corps
Moi l'allumette embrasée

Tout ce délicat dans l'âtre
de ton être en fusion
Tu te rappelles le magma?
Je marche sur les plaques
tu jettes de quoi maintenir la flamme

Est-ce qu'un feu est tout ce qu'il nous faut réinventer
Pour refaire le chemin de l'Homme à l'humain
Et évaporer l'eau déliquescente qui nous fait couler?
En nous subsistent les traces de lignes obstinées
A vivre plutôt que survivre, la boue aux pieds
La tête toujours levée vers les étoiles du lendemain.
Un printemps vacarme contenant trop de voix. Je vais de l’une à l’autre, tendant l’oreille en pensant percevoir la note de la vérité, quelque part décrochée au détour d’un refrain seriné sans relâche. Les oiseaux purs et légers deviennent des combattants piaillant d’impatience, convaincus que la vie tient à leur chant. Tenir et faire éclater la vérité réside pour eux dans cette constance à se faire entendre. Résister est devenu synonyme de s’époumoner.
L’âpre lutte revêt des habits tantôt volontairement rapés, tantôt encensés juste comme il faut. Il est question de tout: les voix se mêlent, l’unisson est bancal.
L’illusion de l’unisson. La stérilité des solos. Et un petit oiseau sur la branche, hésitant à rejoindre l’une ou l’autre des extrémités: s’ancrer plus près des racines ou prendre le risque de l’envol. Quel envol? Aucune nouvelle note ne se fait entendre, toutes sont les résurgences de périodes déjà lointaines. Parfois se détachent de la cacophonie des tentatives qui se veulent …
J'aimerais faire l'expérience de ta présence.

First ironic then iconic.
You were the fire
While I was drowning
Take off some water drops

Put them on your lips - this shining light
Between words and smiles

I was infected by your anger
Some smart ideas went on
Life was suddenly bigger
It took advantage on my age

Among the crawling crowd
Your mesmerizing appearance
Promises never told
All about walking without chatting

You're the very start
that splits apart
infatuated speeches.

Words action words action
Motion









Je rejoins les Asturies
Epopée illusoire méandres veloutés
Une pincée d'espoir en germe
La crevasse à peine abordée

Détailler pourquoi détailler
Toujours le couteau
La voilure presque fendue
Laisse-moi y aller

Il n'y a pas plus d'azur
Emaillant ton regard
Que d'espaces rendus
Sur la carte au hasard

Petites pierres disposées
Pépites secrètement enfouies
Si tu ris j'y vais
Ricochets espérés



Magnus Enckell, Par la fenêtre
Quelques diverticules
traînent encore sur le tapis
les taches, peu m'importe
Il faudrait démêler un peu

Brosser c'est un effort
tu sens la poussière
soulevée au passage?
Un remugle insensé

Les particules en suspension
une à une dans mes bronches
maculent les fluides
ridicule tentative de contamination

Résistance résiliente
des alchimies finies
Y'a des poudres adjacentes
Sur lesquelles je m'appuie

Place nette printemps fleuri
nouvelle peau pour le tapis.
Des branches fières et nouvelles
Oh le doux tissage!


Si le silence en dit si long
que la main n'en vaut plus la peine
les signes seulement savaient taire
à l'endroit toutes les heures
perdues - lasse alors ces palabres
m'encombrent

Des illusions ombres perdues dissolues
les travers et les enjambées
qu'il faut escamoter
pour éviter que le ridicule ne nous tue.
Le moineau qui volète
a plus d'assurance.

Pour perdurer du vide
qu'on entasse partout
partout les béances
les paroles gonflées
qui craquent tout à coup
j'observe les big bangs

Retourner aux plis rassurants
les creux que j'aime
caresser profonds le front
et quelques lignes dans la main
des rails que j'emprunte seule
en vain.




Avant il suffisait d'un revers de la main.
Je crois que l'âge n'assagit rien mais amplifie les moindres échos perçus au tréfonds.
On balayait devant sa porte et place nette était faite pour qui suivrait sur le palier. Entretemps, la poussière avait à peine le temps de se déposer. Un passage succédait à l'autre mais rien n'entravait la bonne marche de l'espoir qu'un jour, les mêmes traces se superposent, encore et encore, au même endroit entêtées fidèles et fières. Pour former une écorce solide et rassérénante. Je voulais humer cette écorce de toutes mes forces alors qu'il n'y avait pas moyen de faire prendre racine aux poudres disséminées ici et là.

Aujourd'hui les moindres interstices sont comblés par des éclairs insensés. Rien n'est fait pour les provoquer mais toute la place leur est donnée s'ils le souhaitent. Nous avons trop voulu les parfaites palissades impénétrables. Mais l'écorce elle-même recèle plus d'antres secrètes …
Al l'alba l'intravedo
Chiara e solare : la verità - davanti a me.
E tu né io non puoi ignorarlo.
L'invito al mio tavolo.
Mi fa bere :vuole essere sentita.
Le sue parole sono quelli che ho già scritto 
Allora so che non avevo sognato
poiché la verità l'ha detta della sua propria bocca -
questa verità che risuona da così tanto tempo;
se l'ignori ritorna dipingere i tuoi sogni
tra te e me, da qualche parte
questa mezza verità aspetta le idee chiare.
Sa che può farmi cedere.
Vai a restare sul lato
col silenzio per rassicurarti - ti piace così.
Non ho più paura. Mi sento forte
ma il tempo è passato.Che cosa andiamo a fare della verità?


Dans l’écorce poser ma main Essayer d’entrer dans les entrelacs J’ai confondu la peau et l’écho Mêmes lignes mais directions parallèles Impossible de rejoindre un unique réel
Alors j’extrais quelques fragments Qui représentent mes dignités Quelques segments de liège blanc Qui scellent de manière inachevée
Ce qui meut mon âme Mais échoue à toucher Les autres qui se pâment Pour d’autres vérités Que la mienne Et seule Enfin J’écris.





Un geste Un son peut-être Quelques lignes grattées Quand je m’ennuyais, assoiffée D’un peu de matière en fusion Pour réunir tout ce qui fait impression Qui contamine et se répand tranquillement